Affaires publiques

23 mars 2020

Le premier ministre du Québec, François Legault, accentue les mesures d’urgence pour protéger la population

Le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé  de nouvelles mesures pour protéger les Québécois et limiter encore davantage la propagation de la COVID-19.  Fermeture prolongée pour les établissements scolaires et d’enseignement supérieur ainsi que les services de garde Accompagné du ministre de l’Éducation de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, le premier ministre a annoncé la prolongation de la fermeture de tout le réseau de l’éducation (écoles primaires et secondaires, publiques comme privées), de l’enseignement supérieur (centres de formation, cégeps et universités, publics comme privés) et des services de garde, et ce, jusqu’au 1er mai.  Afin d’assurer le maintien des acquis, le ministère de l’Éducation offrira rapidement des activités et des vidéos pédagogiques pour faciliter la vie des parents et des élèves. En ce qui concerne les étudiants des cégeps et des universités, à compter du 30 mars, ils pourront compléter leur session en ligne.  Les services de garde d’urgence demeureront ouverts pour soutenir les travailleurs de la santé, des services sociaux et des services essentiels.   Fermeture des centres commerciaux, des salles à manger dans les restaurants ainsi que des salons de coiffure, d’esthétique et de soins personnels à compter de minuit ce soir  Afin d’accentuer les mesures de précaution, le gouvernement du Québec a pris la décision de fermer, à compter de minuit ce soir, et ce, jusqu’au 1er mai prochain :  Les centres commerciaux, à l’exception des magasins alimentaires, des pharmacies et des succursales de la SAQ qui se trouvent à l’intérieur ;Les salles à manger des restaurants, à l’exception des services pour emporter et de livraison ;Les salons de coiffure, d’esthétique et de soins personnels. Il est à noter que les commerces disposant d’une porte extérieure permettant l’accès sans passer par un centre commercial peuvent demeurer ouverts.  Aidez nos aînés à rester chez eux, par exemple en faisant leur épicerie  Il faut intensifier nos efforts, a indiqué le premier ministre. Selon M. Legault, on ne le répétera jamais assez : il est important que les personnes âgées et les personnes à risque demeurent chez elles.  Le premier ministre a fait appel aux Québécois et aux proches qui les entourent afin qu’ils les aident, notamment en leur livrant l’épicerie ou d’autres biens. Rappelons que les personnes de 70 ans et les personnes ayant une condition les rendant plus à risque en cas d’infection à la COVID-19 ne doivent courir aucun risque, en restant à domicile.  Rappel des directives de la santé publique  M. Legault a rappelé que les directives de la santé publique sont claires : Si vous avez des symptômes, restez à la maison et isolez-vous.Même si vous n’avez pas de symptômes, vous pouvez être porteur du virus ; évitez donc tous les déplacements – à l’étranger et entre les régions – qui ne sont pas nécessaires.Lavez souvent vos mains avec du savon.Évitez les contacts physiques, notamment en respectant une distance de 2 mètres avec les autres.Respectez l’interdiction de visiter les maisons de personnes âgées, sauf pour des raisons humanitaires sérieuses. Le premier ministre a également invité toutes les personnes qui ressentent des symptômes à dire la vérité. « C’est important de dire la vérité pour ne pas mettre la vie des autres en danger, a-t-il fait savoir. Plus vite l’ensemble des Québécois se conformeront à ces consignes, plus vite le Québec sortira de l’état d’urgence. » Équipements en quantité suffisante Concernant les équipements, le premier ministre a réitéré que les mesures sont prises afin de disposer de quantités suffisantes pour les prochaines semaines. Des discussions sont en cours avec le gouvernement fédéral ainsi qu’avec des distributeurs et manufacturiers provinciaux, nationaux et internationaux pour s’assurer que tous les équipements nécessaires soient disponibles pour la suite de la crise. Des entreprises québécoises ont d’ailleurs été sollicitées pour fabriquer certains équipements, au cas où des commandes d’ailleurs seraient annulées.  Finalement, François Legault a de nouveau souhaité remercier tous les travailleurs du réseau de la santé, notamment les éducatrices qui prennent soin des enfants de nos anges gardiens. « L’esprit de collaboration et de solidarité qui règne au Québec depuis plusieurs jours est extraordinaire », s’est réjoui le premier ministre.  

17 mars 2020

L’UMQ propose des orientations communes aux municipalités québécoises

L’UMQ propose des orientations communes aux municipalités québécoises

Les membres du conseil d’administration de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) ont fait le point aujourd’hui sur la pandémie en lien avec la COVID-19 (coronavirus) et déterminé les actions à prendre pour accompagner les membres de l’Union à cet effet. « Les municipalités ont rapidement pris leurs responsabilités, comme gouvernements de proximité, et mis en place des mesures de prévention pour limiter la propagation du virus et assurer la santé et la sécurité de leurs employées et employés ainsi que de leurs citoyennes et citoyens. L’UMQ et le milieu municipal suivront de très près l’évolution de la situation et maintiendront un contact étroit et constant avec le gouvernement du Québec et les autres partenaires concernés afin de s’adapter aux directives qui seront revues en continu », a déclaré la présidente intérimaire de l’UMQ et mairesse de Sainte-Julie, madame Suzanne Roy. Les élues et élus se sont notamment entendus sur des orientations communes, que les municipalités sont invitées à adopter, en tenant compte des directives de leurs directions régionales de santé publique et de l’évolution de la situation :Suspendre leurs activités communautaires, culturelles, de sport et de loisirs et procéder à la fermeture au public des installations municipales (salles communautaires et de spectacles, bibliothèques, piscines, gymnases, arénas et tous les autres équipements propices aux rassemblements) en prenant soin, si possible, de réaffecter à d’autres tâches les employés visés. Il est important de bien informer les citoyennes et citoyens par le biais des différentes plateformes de communication à leur disposition; Reporter toute consultation publique et autres rencontres semblables. Cependant, nous invitons les citoyennes et citoyens à utiliser les moyens technologiques à leur disposition (page Facebook, télévision communautaire, etc.) pour suivre les travaux du conseil municipal; Les hôtels de ville peuvent demeurer ouverts; Favoriser autant que possible le télétravail pour les employées et employés municipaux. Les municipalités sont invitées à se positionner dès maintenant sur les divers aspects du télétravail :Possibilité d’implantation du télétravail dans l’organisation, si ce n’est déjà fait;Définir ou revoir les catégories d’emplois admissibles ainsi que les tâches où le télétravail est possible ou autorisé;Prévoir une politique spéciale portant sur le télétravail en cas de risque de pandémie; Communiquer l’information pour s’assurer d’une application uniforme.Afin de soutenir ses membres à ce sujet, l’équipe du Carrefour du capital humain de l’UMQ a transmis un exemple de politique spéciale de télétravail, qui adresse notamment la question des divers niveaux d’autorisation de recours au télétravail. Chaque municipalité, chaque établissement et même chaque service pourront être à des niveaux d’autorisation différents selon la réalité particulière de chacun. L’important est d’avoir une procédure connue et efficace pour la gestion du maintien des opérations.Adopter des mesures liées aux voyages de leurs employées et employés : Mettre en quarantaine pour 14 jours et rémunérer leurs employées et employés de retour d’un voyage;Interdire tous les voyages à l’étranger et au Canada au nom de la municipalité ainsi que de leur recommander de ne pas faire de voyage personnel à l’étranger et au Canada. Ces orientations s’inspirent directement des directives émises par le gouvernement du Québec le 12 mars. Soulignons que le premier ministre du Québec, monsieur François Legault, a également annoncé aujourd’hui la fermeture complète, pour une durée de deux semaines, des écoles, cégeps et universités sur l’ensemble du territoire québécois. L’UMQ en mode action et préventionAu cours des dernières semaines, l’UMQ a été proactive afin d’accompagner ses membres à faire face aux défis qu’entraînent la propagation de la COVID-19. Le 12 mars, l’Union a notamment pris la décision d’annuler toute réunion en personne ou événement à venir dans les 30 prochains jours. Ces activités seront remplacées, lorsque possible, par des réunions au moyen des différents outils technologiques disponibles (webinaires, visioconférences, conférences téléphoniques, etc.) ou seront annulées. Les participantes et participants seront contactés au moment opportun pour plus de détails. Toujours soucieuse de soutenir ses membres, l’UMQ, via son service du Carrefour du capital humain, a transis aux directeurs généraux et responsables des ressources humaines de ses municipalités membres, depuis le début mars, des publications relatives au coronavirus. Ces publications ont pour but d’informer les membres sur l’état de la situation en leur fournissant les sources pertinentes à consulter, des informations et des références pour les aider à gérer les questions concernant les refus de travailler, la Charte et la vie privée versus la santé et la sécurité ainsi que les absences et le plan de continuité des affaires.

06 mars 2020

De nouvelles obligations pour tous les propriétaires de chiens dès le 3 mars 2020

Le gouvernement du Québec a adopté le Règlement d’application de la Loi visant à favoriser la protection des personnes par la mise en place d’un encadrement concernant les chiens le 4 décembre 2019 et ce dernier entrera en vigueur le 3 mars 2020. Ce règlement sera applicable partout au Québec et se sont les municipalités locales qui sont chargées de son application sur leur territoire.L’auteur et responsable de ce nouveau règlement, la ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre du Québec, Mme Geneviève Guilbault, en a fait l’annonce en décembre dernier et les municipalités du Québec bénéficiaient de trois mois pour préparer sa mise en application prévue le 3 mars 2020. On se souvient que ce règlement était attendu depuis plusieurs années, et ce, suite aux malheureux accident survenu à Montréal alors qu’un chien avait violemment attaqué une dame provoquant sa mort.Le nouveau règlement provincial encadre non seulement les chiens potentiellement dangereux et dangereux, mais également tous les chiens du Québec, et ce, afin d’assurer la protection du public sur tout le territoire. Il prévoit des mesures d'encadrement qui varient selon le niveau de dangerosité que peuvent présenter certains chiens. Ainsi, des normes s'appliqueront à l'ensemble des chiens, tandis que des mesures additionnelles viseront les chiens déclarés potentiellement dangereux. Le règlement prévoit aussi le signalement des blessures, les pouvoirs d'inspection et de saisie des municipalités, ainsi que le processus pour déclarer un chien potentiellement dangereux. L’euthanasie est prévue pour les chiens qui auront mordu ou attaqué une personne et qui auront causé sa mortou lui auront infligé une blessure grave.Il est utile de se rappeler qu’au Québec environ 164 000 morsures de chiens sont répertoriées chaque année. Le quart des victimes sont des enfants de moins de 12 ans et dans 38 % des cas le chien mordeur est l’animal de la famille. Nouvelles normes relatives à tous les chiens dès le 3 mars 2020Dès le 3 mars 2020, tous les propriétaires de chiens au Québec devront assumer de nouvelles obligations sans quoi ils sont passibles d’amendes importantes. Le propriétaire ou gardien du chien doit l’enregistrer auprès de la Ville ou de la Régieintermunicpale des Services animaliers de la Vallée-du-Richelieu (RISAVR) et aquitter les fraisannuels fixés, soit 25 $ actuellement, et ce, dans les 30 jours de l’acquisition du chien ou de l’établissement de sa residence principale ou du jour où le chien atteint l’âge de 3 mois. Les éleveursde chiens doivent le faire lorsque le chien atteint l’âge de 6 mois. Le propriétaire reçoit une médaillepour le chien une fois l’enregistrement effectué. Cette médaille comporte le numérod’enregistrement du chien; Un chien doit porter sa médaille afin d’être identifié en tout temps; Dans un endroit public, un chien doit en tout temps être sous le contrôle d’une personne capablede le maîtriser; Un chien doit être tenu au moyen d’une laisse d’une longueur maximale de 1,85 mètres (sauf dansune aire d’exercice canin ou lors de sa participation à une activité canine, chasse, exposition, compétition, cours dedressage); Un chien de 20 kg et plus doit porter en tout temps un licou ou un harnais attaché à sa laisse; Un chien ne peut se trouver sur une propriété appartenant à une personne autre que sonpropriétaire ou gardien, à moins que la présence du chien ait été autorisée expressément.Des amendes importantes pour les propriétaires qui ne se conforment pasLe propriétaire ou gardien d’un chien qui n’enregistre pas son chien annuellement auprès de la RISAVR ou de sa municipalité est passible d’une amende de 250 $ à 750 $. En cas de récidive, les montants minimal et maximal des amendes sont portés au double.De plus, une amende de 500 $ à 1 500 $ sera imposée au propriétaire ou gardien d’un chien qui se trouve dans un endroit public et qui n’est pas tenu au moyen d’une laisse d’une longueur maximale de 1,85 mètres, n’est pas sous le contrôle d’une personne capable de le maîtriser, qu’il ne porte pas de licou ou de harnais attaché à sa laisse s’il pèse 20 kg ou plus ou qu’il se retrouvre sur une propriété sans autorisation. En cas de récidive, les montants minimal et maximal des amendes sont portés au double.Enfin, le propriétaire ou gardien d’un chien qui fournit un renseignement faux ou trompeur ou un renseignement qu’il aurait dû savoir faux ou trompeur relativement à l’enregistrement d’un chien est passible d’une amende de 250 $ à 750 $.Une opportunité pour améliorer la gestion animalière au Québec. Certaines villes et municipalités se démarquent en matière de vision et de prise en charge de la gestion animalière au Québec et la toute première Régie intermunicipale des Services animaliers a vu le jour en octobre 2019 sur notre territoire.« La Régie intermunicipale des Service animaliers de la Vallée-du-Richelieu (RISAVR) compte 12 villes etmunicipalités constituantes à ce jour, des villes et municipalités visionnaires en matière de gestion animalière. La Régie veille à l’application des règlements municipaux relatifs aux animaux et à l’application du nouveau règlement provincial. Nous sommes déterminés à favoriser l’acquisition de comportements responsables de la part des propriétaires d’animaux et des citoyens à l’égard des animaux, et ce, afin de prévenir les blessures, morsures et nuisances provoquées par les animaux sur le territoire. Tous ensemble nous travaillerons afin  d’assurer une cohabitation humain-animal harmonieuse sur le territoire et l’encadrement des chiens et des chiens potentiellement dangereux est une responsabilité que nous assumerons avec diligence. » de conclure le présidentde la RISAVR, M. Martin Dulac, au nom des 12 maires des villes et municipalités constituantes.Un encadrement très serré pour les chiens potentiellement dangereuxLe nouveau règlement provincial détermine les modalités pour déclarer un chien potentiellement dangereux ou rendre une ordonnance à l'égard d'un chien, d'un propriétaire ou d'un gardien.Lorsqu’il existe des motifs raisonnables de croire qu’un chien constitue un risque pour la santé ou la sécurité publique, une municipalité locale peut exiger que son propriétaire ou gardien le soumette à un examen afin que son état et sa dangerosité soient évalués. Une fois le chien évalué, la Régie formulera des recommandations au propriétaire du chien, pourra ordonner différentes conditions à respecter et selon les résultats de l’examen comportemental effectué pourra le déclarer potentiellement dangereux. Un chien qui a mordu ou attaqué une personne ou un animal domestique et lui a infligé une blessure peut également être déclaré potentiellement dangereux. Une fois le chien déclaré potentiellement dangereux, une série de mesures sont imposées au propriétaire du chien, notamment le port d’une muselière-panier en tout temps lorsque le chien est dans un endroit public, être tenu au moyen d’une laisse courte de 1,25 mètre, être gardé au moyen d’un dispositif qui l’empêche de sortir des limites d’un terrain privé qui n’est pas clôturé ou dont la clôture ne permet pas de l’y contenir. De plus, le chien ne peut être gardé en présence d’un enfant de 10 ans ou moins que s’il est sous la supervision constante d’une personne âgée de 18 ans et plus. Un chien déclaré potentiellement dangereux doit avoir un statut vaccinal à jour contre la rage, être stérilisé et micropucé. Enfin, pour permettre à la communautéd’identifier le danger, une affiche spéciale sera placée sur le terrain ou à un endroit permettant d’annoncer à une personne qui se présente sur ce terrain la présence d’un chien déclaré potentiellement dangereux. La Régie dressera la liste des chiens potentiellement dangereux et exercera un contrôle pour assurer le respect de ces conditions. Enfin, lorsqu’un chien a mordu ou attaqué une personne et qui a causé sa mort ou lui a infligé une blessure grave pouvant entraîner la mort ou résultant en des conséquences physiques importantes, la Régie ordonne de faire euthanasier ce chien. Elle doit également faire euthanasier un tel chien dont le propriétaire ou gardien est inconnu ou introuvable.Amendes pour les propriétaires de chiens potentiellement dangereuxLe propriétaire ou gardien d’un chien potentiellement dangereux qui omet d’enregistrer son chien annuellement est passible d’une amende de 500 $ à 1500 $. De plus, s’il contrevient à l’une ou l’autre des obligations qui lui sont imposées ou s’il ne se conforme pas à une ordonnance émise est passible d’une amende de 1 000$ à 10 000 $. En cas de récidive, les montants minimal et maximal des amendes sont portés au double. Obligation de signalement pour les médecins et médecins vétérinairesLe règlement provincial prévoit également une obligation de signalement pour tous les médecins et les médecins vétérinaires. Ces derniers ont désormais l’obligation de signaler sans délai à la municipalité ou à la Régie les cas de morsure à un humain ou un animal domestique et lorsqu’ils ont des motifs raisonnables de croire que le chien constitue un risque pour la santé ou la sécurité publique. Un formulaire a été conçu à cette fin. À propos de la Régie intermunicipale des Services animaliers de la Vallée-du-Richelieu. La Régie intermunicipale des Services animaliers de la Vallée-du-Richelieu (RISAVR) est une organisation constituée en vertu de la Loi sur les cités et villes et le Code municipal du Québec. Son mandat est d’assurer une gestion animalière responsable, efficace et dynamique sur le territoire des douze villes et municipalités constituantes à ce jour, soit : Beloeil, Contrecoeur, McMasterville, Mont-Saint-Hilaire, Otterburn Park, SaintAmable, Saint-Charles-sur-Richelieu, Saint-Jean-Baptiste, Sainte-Julie, Saint-Mathieu-de-Beloeil, Varennes, et Verchères. La RISAVR gère un refuge, optimise le bien-être et la santé des animaux recueillis, favorise des milliers d’adoptions heureuses et promeut la protection, la sécurité, le bien-être et le respect des animaux sur le territoire. Elle assurer la protection des citoyens et des animaux et la cohabitation harmonieuse entre l’humain et l’animal sur le territoire.

26 février 2020

La volonté du Québec et de Beloeil-Chambly portée par 7 projets de loi

La volonté du Québec et de Beloeil-Chambly  portée par 7 projets de loi

Monsieur Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois a fait connaître les sept premiers projets de loi que les députés du Bloc Québécois ont déposés à la Chambre des communes. « Que ce soit pour promouvoir notre modèle d’intégration québécois, exiger la connaissance du français pour obtenir la citoyenneté canadienne au Québec, protéger intégralement la gestion de l’offre, obliger le gouvernement à respecter ses cibles d’émissions de gaz à effet de serre ou instaurer un rapport d’impôt unique, le Bloc Québécois va livrer la marchandise comme promis. Les Québécoises et Québécois nous ont choisi pour faire des gains à Ottawa et c’est ce que nous ferons », a déclaré Yves-François Blanchet. Les projets de loi porteront sur :• Le retrait du Québec de la Loi sur le multiculturalisme ;• L’obligation des résidents permanents habitant au Québec de démontrer une connaissance suffisante du français ;• L’obligation du Canada à respecter ses engagements en environnement lorsqu’il a signé l’Accord de Paris ;• L’instauration d’un rapport d’impôt unique québécois ;• L’obligation du Canada à respecter les lois du Québec et les règlements municipaux en ce qui a trait à l’aménagement du territoire et de l’environnement ;• L’obligation du Canada à ne plus ouvrir de brèches dans la gestion de l’offre ;• L’augmentation des prestations spéciales de maladie de l’assurance-emploi de 15 à 50 semaines pour les gens atteints de maladies graves. « En déposant ces projets de loi, nous honorerons le mandat qui nous a été confié par les Québécoises et Québécois : défendre leurs intérêts à Ottawa. Il incombera alors aux autres partis en Chambre de respecter le caractère distinct du Québec et la volonté consensuelle exprimée par son peuple sur ces dossiers névralgiques ! », a conclu Yves-François Blanchet,député de la circonscription de Beloeil-Chambly et chef du Bloc Québécois.

16 mars 2020

22 mesures pour mieux gérer les points d’entrée au pays

22 mesures pour mieux gérer les points d’entrée au pays

Le député de Beloeil-Chambly et chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, a présenté une stratégie de gestion des points d’entrée afin de contribuer à limiter la propagation du coronavirus. En compagnie des députés Christine Normandin, Stéphane Bergeron et Luc Thériault, respectivement porte-paroles en matière d’Immigration, de Santé et d’Affaires étrangères, il a présenté ce plan se déclinant en 22 mesures : Voici les 22 mesures présentées par le Bloc Québécois 1. Le gouvernement doit décréter que les déplacements vers l’étranger établis comme non-essentiels par les autorités compétentes sont interdits, quelle qu’en soit la destination; 2. Le gouvernement a enjoint tous les citoyens du Québec et du Canada de rentrer au pays. Chacun d’eux doit toutefois être assujetti à toute démarche de détection que les autorités compétentes jugeront souhaitable, incluant au préalable un test de dépistage ou une quarantaine de durée prescrite; 3. Le gouvernement doit établir une date limite à compter de laquelle toute entrée sur le territoire par un citoyen qui ne se serait pas soumis à l’injonction quant au retour immédiat devra obtenir une autorisation spécifique; 4. De nombreux Québécois et Canadiens sont présentement dans l’inacceptable incapacité de rentrer au pays. Ainsi, malgré la demande précédente, le gouvernement canadien doit déployer les ressources consulaires et financières requises afin qu’aucun citoyen québécois ou canadien ne soit pas accompagné dans sa volonté de rentrer sur le territoire, quel que soit son point de départ; 5. Le gouvernement doit décréter un encadrement des prix et des pratiques tarifaires afin de réparer, restreindre et interdire toute pratique des transporteurs canadiens de personnes ayant pour effet d’augmenter les prix au détriment de voyageurs contraints au retour sur le territoire; 6. Le gouvernement doit décréter que les points d’entrée doivent immédiatement être l’objet d’une désinfection fréquente des surfaces de contact propices à la propagation du virus; 7. Le gouvernement doit établir une liste de critères requis à l’entrée sur le territoire de citoyens étrangers pour des motifs jugés essentiels (collaborations internationales, recherche, commerce de biens…) et interdire toute entrée sur le territoire à défaut de conformité à de tels critères. Pour entrer sur le territoire, ils devront subir au préalable un test de dépistage ou s’assujettir à une quarantaine de durée prescrite; 8. Le gouvernement doit interdire l’accès au territoire à tout autre voyageur et refuser l’émission de visas ou suspendre les visas pour tout motif établi non-essentiel, quelle que soit l’origine du voyageur; 9. En collaboration avec Québec et les provinces, le gouvernement doit assurer l’approvisionnement prioritaire des institutions publiques (santé et sécurité) et des travailleurs aux points d’entrée en équipements de protection, de tests et détection et au besoin d’isolement. Le gouvernement doit aussi, de toute évidence, s’assurer que les lieux de transit aux points d’entrée ne favorisent pas au contraire la propagation du virus; 10. Le gouvernement doit doter les travailleurs aux points d’entrée sur le territoire d’une formation immédiate favorisant la probabilité de détection de possibles porteurs du virus; 11. Le gouvernement doit s’assurer que les travailleurs aux points d’entrée sur le territoire soient légalement habilités à offrir, mais surtout, si jugé pertinent, contraindre les voyageurs entrant sur le territoire à s’assujettir à une période de quarantaine et au test de dépistage du virus; 12. Le gouvernement doit déployer les moyens nécessaires, dans le respect de règles sanitaires strictes, afin que les voyageurs identifiés soient placés en isolement à proximité des lieux d’entrée sur le territoire, en y disposant les ressources adéquates en termes de santé et de sécurité des lieux; 13. Le gouvernement doit restreindre le nombre de points d’entrée terrestres, maritimes et aéroportuaires sur le territoire; 14. En collaboration avec Québec et les provinces, le gouvernement doit ajouter du personnel en santé et en sécurité aux points d’entrée ainsi restreints; 15. Le gouvernement doit immédiatement se prévaloir de la clause de l’Entente entre tiers pays sûrs le liant au États-Unis permettant de suspendre l’application de l’Entente et fermer sans délai tous les points d’entrée irréguliers connus, au premier chef celui du Chemin Roxham près du poste de Lacolle. Les demandeurs réguliers de statut de réfugié seront contraints à une quarantaine d’une durée indéterminée; 16. Le gouvernement doit assurer la collecte de données à des fins préventives et de recherche scientifique sur le virus par le biais de questionnaires à toute personne autorisée à entrer sur le territoire; 17. Le gouvernement doit déployer un budget exceptionnel afin que tous les centres de recherche spécialisés puissent accélérer le processus de découverte de tests plus rapides et accessibles (ainsi que de traitements et de développement d’un vaccin pour contrer le virus); 18. Le gouvernement doit déployer les ressources nécessaires afin de diminuer l’impact économique de la pandémie dans les conditions les plus sécuritaires possibles. Ainsi, les travailleurs essentiels au commerce transfrontalier seront autorisés à circuler mais assujettis à une démarche de détection et au besoin de quarantaine; 19. Les travailleurs essentiels au commerce transfrontalier devront être assujettis à un protocole spécial de distanciation sociale durant leur séjour selon des paramètres établis par les autorités de santé et sécurité publiques; 20. Le gouvernement doit établir des protocoles spécifiques et déployer des moyens accrus pour prévenir la propagation et assurer le traitement de possibles cas dans les communautés isolées et autochtones rendues plus vulnérables par leur localisation, une situation de logement inadéquate et un système de soins publics inadapté. Ces protocoles devront recevoir l’assentiment des communautés et nations autochtones; 21. Le gouvernement doit suspendre les privilèges diplomatiques aux déplacements vers l’étranger ou de l’étranger afin d’assujettir le personnel du corps diplomatique à des règles similaires à celles imposées aux autres voyageurs; 22. Le gouvernement doit participer aux initiatives internationales à des fins de recherche, de contention de la pandémie, du déploiement de restrictions de voyage conformes aux principes retenus au pays et de soutien mutuel à l’économie des partenaires internationaux. « Dans la mesure où le gouvernement du Canada déploiera des mesures compatibles avec la rigueur et l’urgence de celles que nous proposons, le Bloc Québécois offrira son soutien. Notre formation politique recevrait favorablement la formation d’un comité parlementaire restreint informé des initiatives avant leur publication sur une base quotidienne. Redonnons espoir et soyons dignes de la confiance que les gens ont placé en nous en ces temps difficiles. », soutient Yves-François Blanchet.

05 mars 2020

LOI PROVINCIALE ENCADRANT LES CHIENS : LES PROPRIÉTAIRES ONT DE NOUVELLES OBLIGATIONS

LOI PROVINCIALE ENCADRANT LES CHIENS : LES PROPRIÉTAIRES ONT DE NOUVELLES OBLIGATIONS

– Le 3 mars dernier entrait en vigueur le Règlementd’application de la Loi visant à favoriser la protection des personnes par la mise en place d’unencadrement concernant les chiens.Ainsi, les propriétaires de chiens doivent maintenant se soumettre à de nouvelles conditionsparticulières.Voici quelques éléments importants à retenir.• Le propriétaire doit enregistrer le chien auprès de la Municipalité dans un délai de30 jours de son acquisition. Il doit porter la médaille remise par la Ville afin d’êtreidentifiable.• Dans les endroits publics, le propriétaire ou le gardien doit être en tout temps encontrôle de son animal et être capable de le maîtriser.• Un chien doit être tenu au moyen d’une laisse d’une longueur maximale de 1,85 m.Pour les chiens de 20 kg et plus, un licou ou un harnais attaché à la laisse doit êtreporté par l’animal en tout temps.• Un chien ne peut se trouver sur un autre terrain que celui de son propriétaire à moinsque sa présence soit autorisée par le détenteur du terrain.Chien potentiellement dangereuxUn chien est déclaré comme étant potentiellement dangereux :• s’il représente un risque pour la santé ou la sécurité publique;• s’il a mordu ou attaqué une personne ou un animal domestique et lui a infligé uneblessure.Lorsqu’un chien est déclaré potentiellement dangereux, ce dernier doit avoir un statut vaccinalà jour contre la rage, être stérilisé et micropucé. Il ne peut être laissé seul en présence d’unenfant de 10 ans et moins. Un dispositif doit l’empêcher de sortir des limites d’un terrain privénon clôturé; une affiche doit annoncer sa présence sur le terrain. Finalement, dans un lieupublic, le chien doit être tenu en laisse à une distance maximale de 1,25 m et porter en touttemps une muselière-panier....2SERVICE DES COMMUNICATIONS ET DES RELATIONS AVEC LES CITOYENSMairie • 204, rue Principale J3N 1M1450 461-8000, poste 8100communications@villesblg.cavillesblg.caLa Municipalité est chargée de l’application de ce règlement sur son territoire. En cas de nonrespect, les contrevenants sont passibles d’amendes sévères.Le Règlement d'application ainsi que la Loi visant à favoriser la protection des personnes par lamise en place d'un encadrement concernant les chiens peut être consulté dans son intégralitédans la section Lois et règlements du site Web des Publications du Québec aupublicationsduquebec.gouv.qc.ca.

25 février 2020

LE GOUVERNEMENT N’AURA D’AUTRE CHOIX QUE DE BONIFIER SIGNIFICATIVEMENT LES PRESTATIONS SPÉCIALES DE MALADIE DE L’ASSURANCE-EMPLOI

LE GOUVERNEMENT N’AURA D’AUTRE CHOIX QUE DE BONIFIER SIGNIFICATIVEMENT LES PRESTATIONS SPÉCIALES DE MALADIE DE L’ASSURANCE-EMPLOI

Une motion présentée par le BlocQuébécois visant à bonifier significativement les prestations spéciales de maladie de l’assuranceemploi a été adoptée par la Chambre des communes, le 18 février dernier. Le député de Montarville,M. Stéphane Bergeron, salue la décision prise par la majorité des parlementaires et enjoint legouvernement Trudeau à maintenant donner suite à cette décision de la Chambre des communes.«Les règles actuelles sont profondément inéquitables; une personne qui perd son emploi en raison,par exemple, d’une fermeture d’entreprise et une autre qui doit momentanément quitter son emploipour faire face à une maladie grave n’ont pas droit au même traitement. Dans un cas, des prestationspourraient être versées pendant 50 semaines, tandis que, dans l’autre, la durée de versement desprestations ne pourra dépasser 15 semaines… Pourtant, dans un cas comme dans l’autre, cette‘‘inactivité’’ imprévue échappe complètement au contrôle des principaux intéressés. Pourquoi cettedisparité de traitement? Le gouvernement libéral a reconnu cette iniquité en proposant de fairepasser la durée des prestations de 15 à 26 semaines. Or, sur quoi s’appuie-t-on pour proposer 26semaines au lieu de 15 ou de 50? Ça semble totalement arbitraire et aurait pour effet de remplacerune iniquité par une autre, fut-elle moins ‘‘grave’’. Il faut que ça change! Les gens ont droit à la dignitéet à la compassion lorsqu’ils combattent une maladie grave», de lancer M. Bergeron.

19 mars 2020

Le premier ministre François Legault donne de nouvelles consignes pour freiner la propagation du coronavirus

Accompagné de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, et du directeur national de santé publique du Québec, Dr Horacio Arruda, le premier ministre du Québec, François Legault, a transmis de nouvelles consignes aux Québécois, alors qu’il rappelle l’importance de maintenir le cap dans la bataille pour limiter la propagation et la transmission de la COVID-19. Éviter les déplacements non essentiels d’une région à l’autreLe premier ministre a appelé les Québécois à éviter les déplacements non essentiels d’une région à l’autre. Bien que la situation soit sous contrôle et que les mesures mises en place par les autorités de la santé publique portent leurs fruits, il faut tout faire pour éviter de propager le virus d’une région à l’autre. « Il ne faut pas lâcher », a insisté M. Legault. Appel aux personnes de 70 ans et plus à éviter les rassemblements dans les centres commerciaux et les restaurants François Legault a tenu à s’adresser particulièrement aux personnes de 70 et plus : « Évitez les rassemblements dans les centres d’achats et les restaurants. N’organisez pas de grands soupers. Restez chez vous autant que possible. » Il a rappelé que les personnes âgées représentent la catégorie de personnes la plus à risque de contracter le virus, d’où l’importance de respecter la directive de la santé publique de rester chez soi. Le premier ministre a invité les plus jeunes à appeler leurs grands-parents pour prendre de leurs nouvelles et leur demander de se protéger. Si vous n’êtes pas malade ou n’avez pas de symptômes : appelez votre médecin de famille François Legault a fait savoir à nouveau que les personnes qui sont malades et qui présentent des symptômes doivent appeler au 514 644-4545 pour la région de Montréal, au 418 644-4545 pour la région de Québec et au 1 877 644-4545 ailleurs au Québec. Ces gens doivent rester à leur domicile et éviter tout contact. « Par contre, si vous avez d’autres problèmes de santé qui ne sont pas liés au virus, appelez votre médecin de famille », a exigé M. Legault. Une entente a été conclue avec les médecins de famille, qui peuvent maintenant faire des consultations par téléphone. Pour sa part, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a souligné que tous les équipements nécessaires pour faire face à la pandémie, écouvillons pour les tests, masques, gants, respirateurs, visières et autres, sont disponibles et en quantité suffisante.  

10 mars 2020

LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL DOIT PRENDRE DES MESURES CONCRÈTES POUR PRÉVENIR LA PROPAGATION DU COVID-19 AU QUÉBEC ET AU CANADA

LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL DOIT PRENDRE DES MESURES CONCRÈTES POUR PRÉVENIR LA PROPAGATION DU COVID-19 AU QUÉBEC ET AU CANADA

– Devant la propagation rapide du coronavirus (COVID-19) à l’échelle planétaire, le député fédéral de Montarville, M. Stéphane Bergeron, a profité de la période de questions à la Chambre des communes, le 9 mars dernier, pour réclamer du gouvernement fédéral le déploiement d’un plan visant à prévenir la propagation de cette épidémie au Québec et au Canada. «L’Europe est maintenant sérieusement touchée par la crise du coronavirus. On parle de 7 000 cas en Italie, 1 000 en France et en Allemagne. Le gouvernement ne peut plus se contenter de mesures de sécurité ciblées pour les personnes arrivant d'une poignée de pays. La crise est maintenant mondiale et les Québécois ont l'impression que le gouvernement la gère au cas par cas. Quel est le plan de contingence complet du gouvernement maintenant que les voyageurs et les ressortissants de partout dans le monde sont à risque d'être porteur du virus?», a martelé M. Bergeron. Au sortir de la période de questions, le député de Montarville a poursuivi: «La situation me préoccupe plus d’autant plus que des citoyennes et citoyens de la circonscription, bien que ne présentant aucun symptôme, sont déjà aux prises avec certains effets pervers découlant de ce virus, que ce soit par rapport à des projets de déplacements, voire encore par l’application de dispositions de la Loi sur la quarantaine. Pour l’heure, tout cela semble se faire de façon tout à faitanarchique, selon les rebondissements au jour le jour… Il faut un plan d’action global et cohérent.» L’Agence de la Santé publique du Canada se veut rassurante et soutient, qu’à ce jour, le risque pour la santé associé au COVID-19 demeure toujours faible au Canada. En outre, le risque detransmission de la maladie en sol québécois est encore considéré comme faible. On recommande cependant de limiter les déplacements non urgents et essentiels à l’étranger. «Il importe de tout mettre en œuvre pour prévenir la propagation de ce virus chez nous et cela passe par un plan decontingence adapté à la situation», de conclure Stéphane Bergeron

03 mars 2020

LE QUÉBEC VICTIME D’UNE CRISE CANADIENNE

LE QUÉBEC VICTIME D’UNE CRISE CANADIENNE

– Malgré des négociations qui ont trop tardé à se mettre en branle, l’interminable crise ferroviaire se poursuit chez nous, et ce, avec des conséquences toujours plus importantes pour l’économie, de même que pour la population du Québec. Et bien que les effets pervers decette crise qui n’en finit plus de finir frappent de plein fouet le Québec, force est de reconnaître qu’elle origine d’un projet de pipeline qui touche au premier chef une nation autochtone de Colombie-Britannique. «C’est lagestion pitoyable de ce problème par le gouvernement libéral de Justin Trudeau qui a permis à cette crise, dont est encore victime le Québec, de prendre une telle ampleur», de déplorer le député de Montarville, M. StéphaneBergeron. «Le Québec est l’héritier d’une longue tradition empreinte de respect envers les Premières Nations, instituée par Samuel de Champlain, en passant par la Grande Paix de Montréal. Et bien qu’il n’ait pas toujours été des plus exemplaires envers elles, on ne peut nier qu’il fut le premier à reconnaître les nations autochtones sur son territoire et à établir, dès lors, des relations de ‘‘nation à nations’’, lesquelles ont donné lieu à des ententes déterminantes pour le développement commun du Nord, qu’on pense à la Convention de la Baie James, à la Paix des Braves ou, plus récemment, à la Grande Alliance. Il ne fait donc aucun doute que les Québécoises et Québécois font présentement les frais d’une crise qui ne les concerne pas», d’ajouter Stéphane Bergeron. «Le gouvernement de Justin Trudeau, a-t-il poursuivi, ne semble pas réaliser que les relations entre le Canada et les Premières Nations, de même que le transport ferroviaire et la GRC, sont de juridiction fédérale. Il se décharge pourtant de ses responsabilités sur le Québec, les provinces et leurs corps policiers, les appelant à mettre un terme à la crise, les plaçant devant la possibilité de devoir porter l’odieux d’un dénouement dramatique. C’est tout simplement irresponsable! Et, par sa procrastination, il s’est disqualifié comme interlocuteur pour la nationwet’suwet’en, ce qui explique l’enlisement de cette crise et des négociations qui ont présentement cours sanslui.»Le gouvernement de Justin Trudeau, aurait avantage, comme dans le cas de l’aluminium, à s’inspirer du BlocQuébécois, qui aura été le seul à avancer des propositions concrètes et mesurées pour assurer une sortie de crisedurable et pacifique:• Sortie complète et vérifiable de la GRC du territoire wet’suwet’en;• Obtention d’un arrêt temporaire des travaux du gazoduc Coastal Gaslink durant les négociations;• Création d’une table de discussion à long terme ayant pour mandat de résoudre les enjeux territoriaux qui opposent les institutions de la nation wet’suwet’en et celles du Canada;• Nomination d’un médiateur, considérant l’échec patent de Justin Trudeau.Ce plan, en plus de permettre la levée immédiate des barricades, permettrait d’éviter un hasardeux recours à laforce pour rétablir la circulation ferroviaire et la reprise complète des activités économiques. «Le gouvernementfédéral a littéralement perdu le contrôle. On peut se demander ce qu’aurait fait le Québec dans une tellesituation. Poser la question, c’est y répondre, puisque c’est du Québec que semblent émaner les pistes desolutions les plus crédibles. Il y a de quoi faire réfléchir…», a conclu Stéphane Bergeron

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